ENSMV : Devenir bouchère, une reconversion guidée par la passion

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Découvrez le témoignage de Christelle sur sa reconversion professionnelle après 18 ans en entreprise, sa volonté d’indépendance et son envie de créer une structure qui lui appartienne. 

Christelle, devenir bouchère, c’était une évidence ?

Pas du tout. J’ai longtemps travaillé dans le commerce, un domaine que j’aimais, mais dans lequel je ne me retrouvais plus. À un moment de ma vie, j’ai ressenti le besoin de me recentrer et de me poser une vraie question : qu’est-ce que je veux faire pour les vingt prochaines années ?
Je voulais revenir à quelque chose de concret, de tangible, un métier où je pourrais voir le résultat de mon travail au quotidien.

Comment la boucherie est-elle revenue dans votre parcours ?

En repensant à mon enfance. Mes grands-parents avaient une ferme, on préparait les produits nous-mêmes, et j’adorais ça. Petite, je disais que je voulais être bouchère ou cuisinière… mais on m’avait un peu fait comprendre que ce n’était pas une voie évidente.
Et puis un jour, mon conjoint m’a simplement dit : “Pourquoi tu ne le ferais pas maintenant?” Et là, ça a été un déclic.

Vous vous lancez immédiatement ?

Oui, très rapidement. Dès le lendemain, je me suis renseignée sur les formations. J’ai intégré le CQP Technicien Boucher Artisanal, une formation 100% technique et entièrement dédiée au métier, qui se déroule à l’ENSMV dans le 12ᵉ arrondissement de Paris.
Pendant 12 mois, j’ai appris toutes les bases : la découpe, la transformation, la connaissance des produits, la vente mais aussi les exigences du métier au quotidien. C’est une formation très concrète, pensée pour les personnes en reconversion, qui permet d’être rapidement opérationnel.

Et après la formation ?

Je ne me suis pas arrêtée là. J’ai travaillé dans plusieurs boucheries, fait des stages, des extras… J’ai voulu voir différentes méthodes de travail, apprendre encore et encore. En parallèle, je construisais déjà mon projet, car je savais que je voulais aller plus loin.

Pourquoi ce choix d’ouvrir votre propre boucherie ?

Parce que j’avais besoin de donner du sens à mon travail. Après 18 ans en entreprise, j’avais envie de créer une structure qui m’appartienne. Être indépendante, prendre mes décisions, assumer mes choix. Si ça fonctionne, c’est grâce à moi. Et si ça ne fonctionne pas, j’en suis aussi responsable.

Monter son entreprise, c’est un défi important…

Oui, c’est une véritable aventure. J’avais un objectif clair : ouvrir ma boucherie en deux à trois ans. J’ai construit un business plan, cherché un local, échangé avec la mairie… tout en continuant à me former sur le terrain.
C’est une reconstruction complète, autant personnelle que professionnelle.

Le métier de bouchère est souvent mal perçu…

Il y a beaucoup d’idées reçues. On pense tout de suite au froid, au côté physique… et c’est vrai, ça fait partie du métier. Mais ce n’est pas ce qui le définit.
Ce que j’ai découvert, c’est surtout un univers très humain. Des échanges simples, sincères, avec les clients comme avec les collègues. Une vraie authenticité.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus aujourd’hui ?

Le concret. Produire, transformer, proposer des produits de qualité. Et surtout, le contact avec les clients. On crée une relation, une confiance. C’est un métier vivant, où aucune journée ne se ressemble.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut se reconvertir ?

Avoir un objectif clair et se projeter dans le temps. Il faut aussi oser écrire son projet, le structurer. Et surtout, ne pas rester seul : être accompagné fait toute la différence.
Le soutien des proches est essentiel, car il y a forcément des moments de doute.

Si c’était à refaire ?

Sans hésiter.
La boucherie est un métier d’avenir, accessible en reconversion, qui allie technicité, passion et contact humain. Une voie exigeante, mais profondément enrichissante pour ceux qui veulent donner du sens à leur travail.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : ENSMV
 
Retrouvez également notre précédente publication vidéo, ENSMV : Envie de changer de métier ? Découvrez toutes les richesses de la reconversion en boucherie artisanale

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