
La Chambre de Commerce Brésil-Allemagne de Sao Paulo (AHK Sao Paulo) a réuni, le 29 octobre, des dirigeants d’entreprise et la nouvelle ambassadrice allemande au Brésil pour examiner les perspectives de coopération économique entre les deux pays. Les échanges ont porté sur les chaînes d’approvisionnement, la transition énergétique, les matières premières stratégiques et les conditions nécessaires pour transformer les opportunités commerciales en investissements concrets.
Organisé dans le cadre de son AHK Business Lunch, le rendez-vous a accueilli Patricia Flor, nouvelle ambassadrice d’Allemagne au Brésil, ainsi que des représentants des communautés d’affaires allemande et brésilienne. Cette rencontre s’inscrit dans la mission de la Chambre de Commerce Brésil-Allemagne de Sao Paulo, qui accompagne les entreprises dans le développement de leurs activités, favorise les échanges bilatéraux et contribue à l’attraction d’investissements au Brésil.
Les discussions ont notamment abordé les perspectives de l’économie allemande, la recomposition des chaînes mondiales d’approvisionnement et les enjeux de sécurité énergétique. Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la recherche de fournisseurs plus fiables, le Brésil représente un partenaire stratégique pour l’industrie allemande, notamment grâce à ses ressources naturelles, son marché intérieur et son potentiel dans les énergies renouvelables.
La Chambre joue un rôle de relais entre les entreprises et les autorités publiques, en facilitant le dialogue sur les obstacles commerciaux, les conditions d’investissement et les évolutions réglementaires. Son Président, Alexander Seitz, également dirigeant de Volkswagen en Amérique du Sud, a souligné l’importance de la prévisibilité pour soutenir les investissements à long terme. La diplomatie économique peut contribuer à faire connaître les besoins des entreprises et à améliorer les conditions de coopération entre les deux marchés.
La transition énergétique et les matières premières critiques ont occupé une place importante dans l’agenda bilatéral. Le Brésil dispose de ressources et de capacités industrielles susceptibles de contribuer à la diversification des chaînes d’approvisionnement, tandis que les entreprises allemandes peuvent apporter des technologies, des équipements et des compétences dans la décarbonation, l’efficacité énergétique et la transformation industrielle. Les échanges portent également sur la digitalisation, les infrastructures et l’agro-industrie.
L’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur constitue un autre enjeu majeur. Sa mise en œuvre pourrait élargir les débouchés des entreprises, faciliter les échanges et renforcer les investissements entre les deux régions. Pour la Chambre, l’objectif est d’aider ses membres à anticiper ces évolutions et à identifier les secteurs dans lesquels de nouvelles coopérations peuvent se développer. Les discussions ont également mis en avant l’intérêt d’un accord entre le Brésil et l’Allemagne visant à éviter la double imposition, susceptible d’apporter davantage de sécurité aux entreprises opérant dans les deux pays.
Les perspectives exprimées par les entreprises allemandes présentes au Brésil témoignent d’un intérêt soutenu pour le marché. Selon l’enquête conjoncturelle de l’AHK Sao Paulo présentée lors d’une réunion de sa direction le lendemain, 90% des entreprises interrogées jugeaient leur situation actuelle bonne ou satisfaisante, 65% anticipaient une hausse de leurs ventes et 82% prévoyaient d’investir au Brésil dans les douze mois. Elles demeurent toutefois attentives aux incertitudes macroéconomiques et à la stabilité politique et réglementaire.
En réunissant la représentation diplomatique allemande et les dirigeants économiques, l’AHK Sao Paulo cherche ainsi à faire émerger des projets et à renforcer les conditions de leur réalisation. Son action porte autant sur la mise en relation des entreprises que sur le dialogue institutionnel et l’identification des freins à l’investissement. Dans un contexte de réorganisation des échanges mondiaux, la Chambre entend contribuer à faire du partenariat entre le Brésil et l’Allemagne un levier de coopération industrielle, de développement technologique et de croissance bilatérale.






















