
La Chambre de Commerce et d’Industrie Royaume-Uni – Bangladesh (BBCCI) prévoit de créer un British-Bangladesh Trade Center à Londres afin de renforcer les échanges commerciaux et les investissements entre les deux pays. Cette nouvelle plateforme doit faciliter l’accès aux marchés, mettre en relation les entreprises et accompagner le développement de partenariats, alors que Londres et Dacca cherchent à approfondir leurs relations économiques.
Le projet a été présenté le 12 septembre à Londres, à l’occasion de la réception annuelle de la BBCCI et de l’installation de son nouveau comité. La Chambre souhaite faire de ce futur centre un point de convergence pour les entreprises britanniques et bangladaises à la recherche de partenaires, de débouchés commerciaux ou d’opportunités d’investissement.
Le futur Trade Center doit notamment accompagner les entreprises souhaitant pénétrer les marchés britannique ou bangladais. La BBCCI prévoit d’y organiser des programmes consacrés au commerce, à l’investissement, à l’entrepreneuriat et à la coopération bilatérale. L’objectif affiché par son directeur général est de transformer les relations entre les milieux d’affaires en contrats, investissements et nouvelles opportunités commerciales.
La structure doit également faciliter l’identification de partenaires et le développement de projets communs. La Chambre évoque notamment les joint-ventures et d’autres formes de coopération permettant aux entreprises de s’implanter ou d’étendre leurs activités sur le marché partenaire. Cette approche doit répondre à une demande croissante d’accompagnement de la part d’entreprises souhaitant accéder aux marchés internationaux et nouer des partenariats stratégiques.
Créée en 1991, la British Bangladesh Chamber of Commerce and Industry joue depuis plus de trois décennies un rôle de relais entre les communautés d’affaires des deux pays. Elle travaille notamment avec des Chambres de Commerce, des administrations et des responsables politiques au Royaume-Uni comme au Bangladesh, et cherche à favoriser les investissements, les coentreprises, les programmes de formation et les projets de coopération.
Le projet intervient alors que plusieurs secteurs offrent des perspectives de développement pour les relations économiques bilatérales. Le Royaume-Uni s’intéresse notamment aux possibilités d’investissement au Bangladesh dans les infrastructures, l’aviation, le tourisme et différents services. En avril dernier, des représentants britanniques et bangladais avaient notamment discuté de nouvelles opportunités dans l’aviation et le tourisme, notamment autour du développement des infrastructures aéroportuaires.
Le développement des échanges doit également être replacé dans une relation économique plus large. Les deux pays cherchent depuis plusieurs années à approfondir leur partenariat commercial et à faciliter l’accès de leurs entreprises respectives aux marchés. Le Royaume-Uni avait déjà proposé en 2020 la création d’un dialogue spécifique sur le commerce et l’investissement avec le Bangladesh afin d’identifier les obstacles rencontrés par les entreprises et d’améliorer l’environnement commercial bilatéral.
Pour la BBCCI, le futur Trade Center doit donc compléter les dispositifs institutionnels existants par une approche davantage tournée vers les entreprises. En centralisant l’information, les mises en relation et les programmes de coopération, la Chambre entend créer un environnement plus favorable aux entrepreneurs souhaitant développer leurs activités dans l’un ou l’autre pays. Le projet pourrait également renforcer la visibilité des opportunités d’investissement au Bangladesh auprès des entreprises britanniques.
À terme, Londres pourrait ainsi devenir un véritable point d’appui pour les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et le Bangladesh. Pour la BBCCI, l’enjeu sera de transformer ce futur centre en une plateforme opérationnelle capable de faire émerger des partenariats concrets. Dans une relation bilatérale où les entreprises cherchent de nouveaux marchés et de nouvelles sources d’investissement, la Chambre entend ainsi renforcer son rôle d’intermédiaire entre les deux économies.




















