Dans un environnement publicitaire numérique en constante évolution, une tendance persiste : de nombreux annonceurs continuent de privilégier le Search (liens sponsorisés sur les moteurs de recherche) au détriment des Social Ads, estimant que le premier offre un meilleur retour sur investissement immédiat.

Cette vision, bien qu’elle puisse sembler rationnelle à court terme, néglige les transformations profondes des parcours d’achat et des comportements en ligne. Elle peut, à terme, freiner la croissance des entreprises. Comprendre la complémentarité entre Search et Social Ads est aujourd’hui essentiel pour bâtir une stratégie d’acquisition équilibrée et performante.

La place des Social Ads dans le paysage actuel

Avec 3,35 milliards d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde, dont plus de 50 millions en France (source : Meta), les plateformes sociales représentent un levier de communication incontournable, capable de toucher une audience large et variée.

Les usages des internautes évoluent rapidement. Longtemps leader incontesté, Google voit son monopole s’effriter face à la montée des IA conversationnelles, des réseaux sociaux et des marketplaces comme Amazon. Ces canaux deviennent désormais des espaces de recherche et de découverte à part entière.
Dans ce contexte, diversifier son mix marketing n’est plus une option, mais une nécessité pour rester visible.

Les réseaux sociaux sont aujourd’hui le premier levier de découverte de marque, devant les moteurs de recherche. Cette évolution en fait un vecteur de croissance majeur pour les entreprises.

Part de marché des principaux leviers marketing en termes de découverte de marque(source : Meta)

Le Search : un levier efficace, mais aux limites réelles

Le Search demeure souvent le canal payant le plus rentable à court terme, grâce à sa capacité à capter une intention d’achat explicite. Mais cette force masque plusieurs limites :

● Un volume d’audience restreint, limité aux requêtes existantes.
● Une rentabilité qui s’érode avec la hausse continue des coûts par clic (CPC) et la multiplication des annonceurs.
● Une dépendance forte : fonder sa stratégie sur ce seul levier expose l’entreprise aux fluctuations du marché et à la concurrence directe sur les enchères.

(source : Meta)

En d’autres termes, le Search performe bien pour convertir une demande exprimée, mais il ne permet pas d’élargir la base de prospects.

Search et Social Ads : deux leviers complémentaires

D’après Fospha, “81% des ventes impliquant un clic sur une annonce Search sont déclenchées par un autre canal marketing.

Cela illustre la complémentarité entre ces leviers :

Les Social Ads favorisent la découverte et la stimulation de la demande auprès des internautes qui ne connaissent pas encore la marque ou n’ont pas identifié leur besoin.
Le Search intervient ensuite pour convertir les prospects ayant formulé une intention claire.

Ce duo crée un cycle vertueux d’acquisition, où les Social Ads nourrissent la notoriété et l’intérêt, et le Search transforme ces intentions en conversions.

Pourquoi les Social Ads sont souvent écartés ?

Une idée reçue persiste : “le Search est plus rentable que les Social Ads, donc il faut couper ces derniers”. En réalité, cette conclusion repose souvent sur une lecture partielle des données.
Les Social Ads ne génèrent pas toujours des conversions immédiates après un clic. Leur rôle est souvent visuel et mémoriel : l’utilisateur voit la publicité, mais achète plus tard via un autre canal.
Selon Fospha, lorsqu’on prend en compte les conversions indirectes (post-exposition), les performances de Meta peuvent augmenter de 226% par rapport aux mesures post-clic uniquement.

Il est donc essentiel de mesurer la performance des Social Ads avec des méthodes adaptées à leurs spécificités et aux nouveaux parcours d’achat.

Mieux mesurer la performance des Social Ads

1-Choisir le bon modèle d’attribution :

Un modèle d’attribution permet d’identifier la contribution réelle de chaque levier marketing dans le parcours client.
Les outils traditionnels comme Google Analytics 4 privilégient les conversions post-clic, ce qui sous-estime la performance des campagnes sociales.

Pour une lecture plus juste, il est recommandé d’utiliser les données issues des plateformes publicitaires (comme Meta) et d’appliquer des modèles différenciés :

7 jours clic + 1 jour vue pour les campagnes de prospection (targeting) ;
7 jours clic pour les campagnes de retargeting.

Cette méthode offre une vision plus complète du rôle des Social Ads dans la génération de valeur.

2-Suivre des indicateurs adaptés :

Impact global (MER) : le Marketing Efficiency Ratio (résultats du site ÷ investissements médias) permet d’évaluer la performance globale d’un dispositif, au-delà de chaque levier pris isolément.
Groupe test – groupe témoin : si les budgets sont limités, il est possible de comparer une zone ou un produit bénéficiant de Social Ads avec un autre équivalent sans activation, afin de mesurer l’incrément réel.
Sondage post-achat : interroger directement les clients (“Comment avez-vous entendu parler de nous ?”) permet de mieux cerner l’impact des canaux haut de funnel, souvent sous-évalués.

Le moment du rééquilibrage

Dans un marché où les coûts du Search augmentent et où les parcours d’achat deviennent plus complexes, se priver des Social Ads constitue un risque stratégique.

Les entreprises les plus performantes considèrent désormais Search et Social Ads comme deux leviers indissociables de leur stratégie marketing. Chacun joue un rôle spécifique, l’un pour la conversion, l’autre pour la notoriété et leur interaction crée une dynamique de croissance durable.

 

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