
Courtiers, agences, mutuelles et banques régionales, prestataires du secteur financier : les PME qui gravitent autour des banques et assurances héritent de leurs exigences de sécurité. Leur environnement collaboratif est en première ligne. Retour sur l’exemple de MGEN.
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Le secteur des banques, assurances et mutuelles manipule des données parmi les plus sensibles qui soient : données personnelles, financières, de santé. Il est aussi l’un des plus ciblés par les cyberattaques. Phishing, comptes compromis, partages non maîtrisés, outils installés sans validation : une large part des incidents part d’un usage quotidien mal encadré.
Cette exigence ne s’arrête plus aux portes des grands établissements. Depuis l’entrée en application du règlement européen DORA en janvier 2025, les acteurs financiers doivent maîtriser les risques liés à leurs prestataires numériques, et répercutent ces exigences dans leurs contrats. Cabinet de courtage, agence générale, mutuelle locale ou sous-traitant : chaque maillon doit désormais démontrer qu’il sait où sont ses données, qui y accède et comment.
L’environnement collaboratif, angle mort fréquent
Les entreprises du secteur ont largement digitalisé la relation client. Leur environnement interne est souvent resté fragmenté : procédures éparpillées, documents dupliqués, échanges sur des messageries non autorisées. Ce désordre a un coût opérationnel, car un conseiller qui ne trouve pas la bonne procédure commet des erreurs. Il a surtout un coût en conformité.
Une plateforme collaborative bien gouvernée répond aux deux enjeux. Elle centralise documents et procédures, contrôle les droits d’accès, trace les actions et devient le canal naturel pour diffuser les bonnes pratiques de cybersécurité, y compris auprès des collaborateurs en agence ou sur le terrain. Encore faut-il choisir une solution dont l’hébergement et la certification résistent à un audit.
Un outil sûr que personne n’utilise ne protège rien
C’est le piège le plus courant : investir dans une solution conforme, puis constater que les équipes la contournent. Quand l’outil officiel est lent, mal organisé ou décevant, les collaborateurs se replient sur leurs messageries personnelles et des outils grand public. L’adoption n’est donc pas un sujet de confort. C’est une condition de la sécurité.
MGEN : de 3 minutes par jour à un réflexe quotidien
MGEN, première mutuelle des agents du service public, l’a vécu. Avec 9 000 collaborateurs répartis sur 150 sites, son ancien portail interne était devenu obsolète : navigation calquée sur l’organigramme, contenus noyés dans le bruit, recherche peu performante. Résultat : 2 à 3 minutes passées chaque jour sur l’intranet.
La mutuelle a refondu son Portail M sur la plateforme Jalios, avec l’intégrateur Lùkla. Le projet a été livré en 6 mois au lieu des 12 prévus. Au cœur du nouveau portail : un lanceur d’applications qui donne accès à tous les outils métiers en un clic, un espace de ressources organisé par besoins plutôt que par services, et un Kiosque inspiré des plateformes de streaming pour les vidéos, podcasts et replays.
Six mois après le lancement, les chiffres parlent : 4 000 à 4 500 visiteurs par jour sur 9 000 collaborateurs, 60 à 70% des recherches effectuées en recherche instantanée et une satisfaction globale de 7,5 sur 10. Un utilisateur le résume ainsi : «le matin, je me connecte au portail, et tout est là».
Le changement le plus marquant est ailleurs. Morgane Bourdier, responsable communication interne de MGEN, témoigne : «On est passé de demandeurs de contenus à demandés. Avant, c’était nous qui allions vers les métiers pour qu’ils alimentent le portail. Aujourd’hui, ce sont les équipes qui nous sollicitent pour figurer à la une.»
Comment tenir un tel délai dans un contexte de transformation globale du système d’information ? Quel rôle a joué le plan d’adoption, pensé dès la conception et porté par un réseau de 50 contributeurs ? MGEN détaille sa méthode dans son retour d’expérience.
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