La Chambre de Commerce du Canada a publié une déclaration officielle sur les récents accords commerciaux entre le Canada et la Chine, soulignant à la fois les avancées obtenues et les défis que pose une reprise des échanges dans un contexte global de tensions commerciales et de relations internationales mouvantes.

La Chambre de Commerce du Canada a salué l’accord récemment conclu entre Ottawa et Pékin comme un premier pas prudent pour apaiser les tensions commerciales qui ont pesé sur leurs relations depuis près d’une décennie. Cette entente inclut notamment la prolongation des tarifs réduits sur certains produits agricoles canadiens comme les graines de canola, le homard, le crabe et les pois jusqu’à la fin de 2026, offrant ainsi une stabilité bienvenue aux agriculteurs, aux transformateurs et à l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire.

La Chambre rappelle que le secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire représente environ 7% du PIB du pays et soutient un emploi sur neuf. Ces segments sont donc essentiels à l’économie nationale et à la balance commerciale, ce qui explique l’attention particulière portée à la préservation de leurs débouchés à l’international.

La déclaration souligne toutefois que certains segments du secteur agricole sont toujours exclus du marché chinois et ne bénéficieront d’aucun allégement tarifaire immédiat. Cela signifie que même si l’accord représente une avancée pour certains produits, toutes les franges de l’agroalimentaire n’en profitent pas encore.

La Chambre de Commerce du Canada estime que la reprise du dialogue commercial est positive mais rappelle que l’élargissement de l’accès au marché chinois dans des domaines comme les véhicules électriques ou les technologies avancées comporte des implications réelles pour les fabricants canadiens, notamment en matière de cybersécurité et de respect des engagements dans le cadre de l’ACEUM (Accord États-Unis-Mexique-Canada). Elle souligne que tout nouveau partenariat doit s’appuyer sur des règles claires et applicables par les deux parties.

Cette déclaration intervient dans un contexte où le Canada cherche à diversifier ses partenaires commerciaux au-delà de son principal marché nord-américain, tout en maintenant des relations solides avec ses alliés historiques. Même si la reprise du dialogue avec la Chine est accueillie favorablement, plusieurs voix à l’intérieur et à l’extérieur du pays s’inquiètent des risques potentiels liés à ces approches, notamment en termes de concurrence industrielle et de dépendance commerciale.

Dans l’ensemble, la Chambre de Commerce du Canada adopte une position pragmatique. Elle reconnaît la nécessité de renouer avec le deuxième plus grand marché mondial pour certains secteurs tout en appelant à une approche structurée et prudente. Pour elle, une coopération commerciale bénéfique à long terme dépendra de règles transparentes, équilibrées et appliquées de manière rigoureuse par les deux pays.

La déclaration de la Chambre de Commerce du Canada témoigne d’une volonté de participer activement à l’élaboration de politiques commerciales qui protègent les intérêts des entreprises canadiennes tout en explorant de nouvelles opportunités internationales. Dans un contexte mondial marqué par des tensions et des réalignements économiques, cette prise de position met en lumière les défis auxquels font face les acteurs économiques lorsqu’ils naviguent entre ouverture des marchés et prudence stratégique.

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