Le Conseil d’affaires Sri Lanka–France de la Chambre de Commerce de Ceylan a renouvelé sa direction lors de sa 22e assemblée générale annuelle à Colombo. Avec Shaameel Mohideen à sa présidence, cette structure bilatérale veut approfondir les relations commerciales et d’investissement entre les deux pays, alors que les entreprises françaises identifient encore plusieurs obstacles à leur développement au Sri Lanka.

Le Conseil d’affaires Sri Lanka–France, rattaché à la Chambre de Commerce de Ceylan, a tenu sa 22e assemblée générale annuelle au Galle Face Hotel de Colombo. La réunion a rassemblé des représentants du monde économique, des membres du corps diplomatique et des responsables institutionnels, en présence notamment de l’ambassadeur de France au Sri Lanka et aux Maldives, Rémi Lambert. L’événement a permis de dresser le bilan des actions menées au cours de l’année écoulée et de définir une nouvelle orientation pour le Conseil.

Cette assemblée générale a surtout marqué le renouvellement de la direction du Conseil. Shaameel Mohideen, de Spillburg Holdings, a été élu Président. Il sera entouré de Zafir Hashim, de John Keells Holdings, comme premier vice-président, de Husni Salieh, de Noyon Lanka, comme vice-président, et de Manura Wickramasinghe, de Puritas, comme trésorier. Des représentants de plusieurs entreprises sri-lankaises ont également rejoint le comité afin d’accompagner les activités de la structure au cours de l’année à venir.

Le rôle du Conseil d’affaires est précisément de servir de passerelle entre les communautés économiques française et sri-lankaise. Au sein de la Chambre de Commerce de Ceylan, il facilite les rencontres entre entreprises, développe les contacts avec les institutions économiques françaises et cherche à faire émerger de nouvelles opportunités commerciales et d’investissement. Sous la précédente présidence d’André Fernando, le Conseil a notamment renforcé ses relations avec la Chambre de Commerce et d’Industrie franco-indienne et avec Business France.

Dans son intervention, l’ambassadeur Rémi Lambert a rappelé la solidité et l’ancienneté des relations entre la France et le Sri Lanka, tout en soulignant l’existence d’un potentiel encore largement exploitable. Il a toutefois relevé les difficultés rencontrées par certains investisseurs français, notamment en matière d’accès au marché et de lourdeurs administratives. Pour les acteurs économiques, l’amélioration de ces conditions constitue un élément déterminant pour attirer davantage de capitaux français et multiplier les projets industriels.

L’année 2026 a d’ailleurs été marquée par une volonté de relancer le dialogue avec les investisseurs français. En janvier, le Forum économique Sri Lanka 2026, organisé à Paris par MEDEF International en partenariat avec l’ambassade du Sri Lanka en France, a réuni plusieurs entreprises françaises autour des opportunités offertes par le pays. Les réformes destinées à améliorer le climat des affaires, le développement de nouvelles zones industrielles et la simplification des investissements figuraient parmi les principaux thèmes abordés.

Les secteurs des infrastructures, de la logistique, des technologies, des services et de l’industrie apparaissent comme autant de domaines susceptibles de soutenir une nouvelle phase de coopération. Le Sri Lanka cherche à consolider sa position dans les chaînes de valeur régionales et à attirer des investissements productifs, tandis que les entreprises françaises disposent d’un savoir-faire reconnu dans plusieurs activités stratégiques pour la modernisation de l’économie sri-lankaise.

Avec sa nouvelle direction, le Conseil d’affaires Sri Lanka–France de la Chambre de Commerce de Ceylan entend désormais transformer ce potentiel en projets concrets. En renforçant les contacts entre entreprises et institutions des deux pays, la structure souhaite contribuer à lever les freins identifiés par les investisseurs et à donner une nouvelle impulsion aux échanges franco-sri-lankais. Dans un contexte de réformes économiques au Sri Lanka, son action pourrait constituer un relais important pour le développement d’un partenariat économique plus structuré avec la France.

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