Le deuxième sommet économique entre le Maroc et l’Italie s’est ouvert à Rabat avec l’ambition de renforcer les échanges commerciaux et de stimuler les investissements. Les Chambres de Commerce et les institutions économiques entendent jouer un rôle clé dans cette dynamique.

Le Maroc et l’Italie ont lancé les 24 et 25 mars 2026, à Rabat la deuxième édition de leur sommet économique bilatéral, confirmant la volonté des deux pays d’intensifier leur coopération commerciale et industrielle. Cette rencontre a réuni des représentants institutionnels, des entreprises ainsi que des acteurs économiques des deux rives de la Méditerranée.

Au cœur des discussions figuraient le développement des échanges commerciaux et l’accélération des investissements, dans un contexte où les deux pays cherchent à consolider leurs relations économiques. Rabat ambitionne notamment de mobiliser jusqu’à 50 milliards d’euros d’investissements à moyen terme, illustrant l’ampleur des projets envisagés dans des secteurs stratégiques.

Les Chambres de Commerce occupent une place centrale dans cette dynamique. Elles facilitent les échanges entre entreprises italiennes et marocaines, organisent des rencontres B2B et accompagnent les projets d’implantation. Ces structures jouent un rôle d’interface essentiel pour traduire les opportunités économiques en partenariats concrets, notamment dans l’industrie, les infrastructures et l’énergie.

La relation entre Rome et Rabat s’inscrit dans une coopération de long terme. L’Italie figure parmi les partenaires économiques importants du Maroc, avec des investissements estimés à plusieurs centaines de millions d’euros et des échanges commerciaux en progression constante.

Le Maroc, de son côté, renforce son attractivité auprès des investisseurs étrangers. Le pays s’appuie sur des politiques de modernisation économique et sur des institutions dédiées à la promotion des investissements, comme l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations, qui agit comme guichet unique pour les entreprises internationales.

Dans ce contexte, les entreprises italiennes voient dans le Maroc une porte d’entrée stratégique vers le continent africain. Les secteurs de l’industrie, de la transition énergétique, de la logistique et des infrastructures apparaissent comme des axes prioritaires de coopération, en lien avec les grandes transformations économiques en cours dans le Royaume.

Le Sommet de Rabat illustre ainsi une volonté commune de structurer davantage les échanges économiques et de renforcer les investissements croisés. Pour les chambres de commerce, l’enjeu est désormais d’accompagner concrètement les entreprises dans la mise en œuvre de ces projets, afin de consolider une relation bilatérale appelée à gagner en intensité dans les années à venir.