Le grand duché du Luxembourg qui fait autant office de plus petit pays du Benelux que de place forte financière pour l’Europe subit aussi de plein fouet les désastres économiques et sanitaires causés par le Covid-19, la Chambre de Commerce Luxembourg a souhaité faire le point du 14 septembre au 2 octobre pour connaître le ressentis des entreprises du pays.

Le sondage qui s’attarde sur la conjoncture du second semestre 2020 est dans la continuité du baromètre du précédent semestre. 60% des entreprises déclare constater une baisse d’activité au cours du semestre écoulé et plus d’un tiers pense que ça continuera sur le premier semestre 2021. Seuls les investissements et la rentabilité garde des prévisions stables pour l’année 2021.

L’emploi reste à un niveau satisfaisant, avec notamment un chômage partiel aidant grandement les employés du pays, celui-ci a permis d’éviter nombres de licenciements dans les secteurs les plus touchés par les différentes mesures coercitives. L’économie devrait rester stable à moyen terme dans son ensemble, mais certains secteurs sont plus pessimistes que d’autres pour l’évolution de leur santé économique future.

L’hôtellerie-restauration est au plus mal avec la crise

Plus en détail, sur 21% des entreprises ayant recourt à l’exportation, 30% d’entre-elles prévoient une baisse de celles-ci pour début 2021. Et si jusqu’à la crise du Covid le principal défi était de trouver de la main d’oeuvre qualifié pour se développer, les entreprises se plaignent désormais surtout du coût du travail qui devient leur principal souci à gérer.pour plus de la moitié des entreprises.

Les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration sont sans surprises les secteurs qui peinent le plus à cause de la crise du Covid, la seconde vague de contamination qui déferle sur l’Europe a obligé les différents gouvernements à réimposer des mesures drastiques pour lutter contre l’épidémie, mesures qui n’arrangent bien-entendu pas les dits-secteurs. Près de la moitié des établissements envisagent des licenciements pour pouvoir survivre à la crise.

Les transports ne sont eux-aussi pas en reste concernant la baisse d’activité et sont avec l’hôtellerie-restauration les secteurs les plus pessimistes pour les investissements et la rentabilité pour 2021.Les secteurs les plus en crise ont surtout comme problématique principale d’essayer de trouver des solutions pour une épidémie qui parait sans-fin et dont personne ne peut prédire quand elle touchera à sa fin. Sans ces prédictions, difficile d’investir et de se projeter sur les prochains mois et les prochaines années pour penser les objectifs de demain…