Jerôme Lacour Conseil : Se sentir confiant et légitime en prenant la parole

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 Vous êtes managers ou dirigeants, et vous ressentez une immense pression à chaque fois que vous devez prendre la parole et vous perdez facilement vos moyens ?
Jérôme Lacour (ndlr : photo) propose une méthode pour mieux affirmer son leadership à l’oral, y prendre du plaisir en faisant passer tous ses messages. Explications.
Source : Informations Entreprise

Comment définiriez-vous votre activité ?

Jérôme Lacour (fondateur) : Mon travail est de permettre à des personnes en situation de responsabilité -que j’appelle souvent des colosses aux pieds d’argile- de se sortir de la spirale de souffrance qu’ils vivent lorsqu’ils doivent prendre la parole. Ce faisant, je souhaite leur permettre d’affirmer beaucoup mieux leur leadership tout en y prenant du plaisir en étant capable derrière de délivrer avec efficacité tous ses messages.

Vous dites ne pas être vraiment un coach en prise de parole public…

J.L. : Oui car mon approche est différente. Il n’y qu’à taper quelques mots dans Google pour trouver des centaines de coachs en prises de paroles, la plupart étant d’ailleurs très compétents. Mais je me distingue de la concurrence par une manière bien à moi de résoudre le problème.
La peur de prendre la parole et le stress qui en découle ne sont, finalement, que le révélateur de quelque chose qui se passe en profondeur. L’approche classique consiste à travailler sur la face visible de l’iceberg, à savoir l’art oratoire, la voix, l’intonation, la diction, la posture, la rédaction des contenus, ou à proposer une aide en termes de préparation ou de gestion du stress. Mais pour moi, c’est plus tenter de guérir les symptômes que la cause.

Ce n’est donc pas simplement le stress qui crée ce problème ?

J.L. : Le stress est naturel, mais il prend différentes formes. Il y a le stress normal, inhérent à toute exposition aux regards des autres. Mais il y a aussi une forme qui crée une vraie souffrance, une difficulté à se sentir à sa place, à être légitime… Chez certains dirigeants, «ça leur bouffe la vie», c’est leur terme. Et cela arrive à bien plus de personnes qu’on ne le croit.

Quelles sont ces personnes concernées ?

 J.L. : Ce sont des personnes qui ont des responsabilités, qui sont très exigeantes envers eux-mêmes. Ils pensent qu’ils vont être jugés à l’aune de ce qu’ils vont produire en termes de prestation. Quelque part, ils vont penser qu’en étant très bon à l’oral, leur travail sera aussi jugé comme bon. Ils veulent contrôler le contenu de leur message tout en étant appréciés pour ce qu’ils vont dire. Ils se mettent une grosse pression sur les épaules, craignant ainsi énormément le regard des autres. Ils ont une «peur de perdre» largement supérieure à l’envie de gagner. Ces personnes estiment devoir transmettre du leadership et être impactant. C’est ce qu’ils souhaitent, et c’est ce qu’on attend d’eux. Mais leur prise de parole ne leur permet pas ça. Et donc ils paniquent.

Quelles solutions préconisez-vous pour maîtriser sa prise de parole ?

J.L. : L’enjeu est de se détacher du résultat et du regard des autres, à travers une approche que j’appelle «l’alignement identitaire», ou d’acceptation de qui on est. L’objectif est de se détacher «d’avoir» et de «faire» pour se concentrer, en amont, sur ce qui produit ce résultat : qui êtes-vous au moment où vous prenez la parole ? Qui voulez-vous incarner ?

Quelle est la raison d’être de votre entreprise ?

 J.L. : Dans une ancienne vie, j’étais manager et une problématique me gâchait la vie : je bégayais. Le bégaiement m’a empêché de me développer professionnellement. C’est la raison pour laquelle j’ai créé cette entreprise. Après avoir travaillé sur moi-même, je suis devenu coach et sophrologue. Et j’ai fait le constat qu’on adressait plus les conséquences que la cause profonde. Je me suis rendu compte que plus vous étiez en situation de responsabilité, plus vous aviez ce besoin de résultat. Certains gèrent très bien cet aspect, mais une frange importante des managers sont concernés par ce problème… qui est extrêmement tabou. Pour beaucoup, il est impossible d’avouer «j’ai peur de prendre la parole».

Votre approche tend donc vers le développement personnel.

J.L. : Oui. Les personnes que nous intégrons dans l’accompagnement sont découragées et frustrées. Elles vivent un malaise chronique, ont l’impression de ne pas s’accomplir, que les gens autour d’eux avancent tandis qu’elles font du surplace. L’approche que je propose est centrée sur l’individu. En ce sens, je suis accompagné par une équipe qui présente des profils différents : de l’ancien journaliste spécialiste en communication jusqu’au comédien metteur en scène qui travaille sur l’expression en passant par le coach en préparation mental ! C’est un écosystème complet pour adresser tous les profils car la prise de parole est un processus très complexe qui ne se résume pas à «penser/articuler/prononcer».

De quelle manière se déroule un accompagnement classique ?

J.L. : C’est un accompagnement qui dure plusieurs mois dans une logique presque de reprogrammation, on ne tord pas ses vieux réflexes en deux jours comme le proposent la plupart des formations en prise de parole.

Nous sommes très sélectifs sur les profils ; Au tout début, nous commençons par regarder si la personne qui nous contacte est éligible à cet accompagnement. Je le répète nous ne proposons pas de remèdes miracles en une poignée d’heures. Tous les mois, nous n’intégrons d’ailleurs que quelques personnes sur les 40 ou 50 que nous recevons en rendez-vous pour un accompagnement qui se veut réellement transformateur et non palliatif.

A qui s’adresse votre expertise ? qui sont vos clients ?

J.L. : Nos clients vont du salarié de la PME en passant par le chef d’entreprise jusqu’aux managers grands comptes. Ils ont tous le point commun d’être en situation de responsabilité avec une nécessité absolue de devoir prendre la parole. Ils nous contactent le plus souvent de manière individuelle, mais certaines entreprises commencent à se montrer intéressées par un accompagnement global.

Quel message souhaitez-vous faire passer à ceux qui souffrent de ce mal-être à l’oral mais qui hésiteraient à franchir le pas ?

J.L. : Il y a une véritable dimension humaine derrière notre activité. Nous nous occupons de l’individu dans son intégralité, en travaillant notamment sur ses valeurs, ses croyances, sur ses perceptions. Nos clients ont souvent des a priori par rapport à leur gêne : «je ne suis pas bon à l’oral, je ne pourrais jamais m’affirmer». Dans les faits, beaucoup choses vont se révéler durant l’accompagnement. Derrière ce travail, l’enjeu est de leur permettre d’être plus complet, plus impactant et d’affirmer plus fortement les traits de leur personnalité. Cela déborde donc largement du cadre professionnel. Les clients viennent nous voir pour une raison professionnelle, mais réalisent ensuite que les interactions sociales sont également impactées par tout le travail qu’ils ont accompli.

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : JERÔME LACOUR CONSEIL

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